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28/07/2008

Le meurtrier...en prison

« le meurtrier » :

N’étant pas en Centrale (peine de plus de 10 ans), je n’ai pas été, en contact, avec de « grand » meurtrier, ou en série… !
Souvent ceux qui sont autour de moi, ont été « meurtrier » par accident.
Bien sûr, ce « par accident » n’est pas pour minimiser leur responsabilité… mais c’est les circonstances de la vie qui les ont rendus « meurtriers ».

C’est difficile à dire, surtout lorsque l’on pense à la victime et à sa famille, mais c’est souvent ceux qui ont le moins leur place dans une prison.
Leur acte est, souvent, le fruit du hasard ou d’une combinaison de circonstances (alcool, vitesse excessive, violence « naturelle », une histoire de femme, de jalousie, de circonstances).
Ils en ont conscience. Ils sont « très » résignés… C’est même surprenant, ils sont rarement « en révolte » par rapport à ce qui leur arrive.
Ils ont conscience qu’ils doivent réparer… Leurs nuits ne doivent pas être calmes…
En détention, ils font partie des « détenus » sans problème, qui acceptent cette vie avec résignation (en pensant, je pense, à celle qu’il a enlevée).
Je pense, même s’il n’en parle pas, que le remords doit être leur quotidien. Le meurtrier parle rarement de son crime. En connaître les circonstances est difficile. « J’avais bu », « je n’étais pas moi-même », « on m’a provoqué », etc…
A mon avis, leur place n’est pas en prison. Souvent, avant « cet accident de parcours », il avait une famille, un travail, une vie dans la norme…

Cette détention va « briser » sa vie, … souvent, à jamais… et ce, parce que, la peine est longue… minimum deux ans si on lui a trouvé des circonstances atténuantes, mais la moyenne est souvent 5-7 ans… C’est long, pour quelqu’un qui, en quelques jours, a pris conscience de la gravité de son acte et de son caractère indélébile.
Souvent, ils ont besoin d’un suivi psychologique qui leur permettra de supporter « ce qui doit les travailler mentalement »…
Pour ma part, le caractère « accidentel », même si ce n’est pas une excuse, fait que, pour le futur, il n’est pas un danger. C’est sa première venue en prison, ce sera la dernière… Pour moi, c’est une certitude, pour lui, aussi.
La prison ne l’aide pas… il répare…ou pour le moins, on le prétend.
Pour moi, elle casse sa vie, on lui casse sa vie. Certes il en a supprimé une…, mais ce n’est pas la prison qui va lui permettre de lui rendre la vie, à ce mort… !
Quelle solution trouver ? La difficulté se trouve chez les membres de la famille de celui qui est parti… Ils ne comprendraient pas qu’il ne soit pas puni… L’impunité pourrait provoquer une escalade des violences… puisque le meurtrier ne serait plus puni...
En fait, je ne le crois pas car le caractère « accidentel » est toujours « reconnu »… donc il ne devrait pas se reproduire.
Afin que « tout ne soit pas brisé »… le temps réel de prison devrait être réduit… il a besoin d’un soutien psychologique, certes, pour supporter ces circonstances, ces quelques secondes en trop. Mais la proximité d’autres délinquants lui pèse, il ne se reconnaît pas en eux.
Pour la familles des victimes, qu’est ce qui est le plus important ? La présence d’un remords, le dédommagement matériel : l’argent, la punition : la prison. Je ne sais…
Une solution serait, peut-être, d’obliger « le meurtrier » à changer de région, qu’il soit aidé pour cela, qu’il dédommage à la hauteur de ce qu’il a brisé… souvent une famille, qu’on lui permette de retrouver de bons repères de vie…
Il me semble, effectivement, très difficile, aussi bien pour lui que pour les autres, de se retrouver, face à face, d’être obligé de se côtoyer, de faire revenir, sans cesse, par la vue, en mémoire, des moments douloureux pour les deux parties.
Le changement de région me semble être la meilleure thérapie… pour tout le monde…
A mon sens, ce devrait être réalisable…

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…
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Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à Ligue des Droits de l’Homme (LDH 57), 3 rue Gambetta à 57000 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).

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