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22/10/2008

La Justice ressentie (suite)... en prison

Quelques sujets qui me tiennent à cœur…

La Justice ressentie – 2 -


Y aurait il plusieurs « justices » ?
Ou, est-il normal que l’interprétation des textes soit régi par la « seule » interprétation d’un petit nombre ?
Lorsque j’étais à Metz, j’ai lu un article édifiant, dans VSD ou L’EXPRESS ou ailleurs qui faisait une étude comparée des différentes « Cour d’assises ». En fait, je n’ai retenu peu de choses, si ce n’est qu’il fallait mieux être condamné en Corse ou à Nancy qu’à Metz…

Tout ce qui précède ne concerne, en fait, principalement que le Tribunal correctionnel (tous les délits, sauf ce qui est pris en compte par une Cour d’Assises, à savoir : meurtres, viols, braquages, agressions avec armes, terrorisme, etc…)
Pour ce qui se passe en Cour d’assises, l’instruction est, en théorie, de 2 ans ou plus, si nécessaire. Il y a des jurés (jury populaire).
Les peines sont plus lourdes, en général, avec une période dite de sûreté, pendant laquelle aucun aménagement de peines n’est possible.

Ce qui est et reste le plus choquant dans notre « Justice » française, c’est qu’il n’y a pas de justice ou plutôt « d’égalité » devant la justice.
Cela est particulièrement flagrant lorsqu’il s’agit de trafiquants (principalement les « passeurs » = convoyeurs) de produits illicites. Ce devrait être simple. En fonction de la quantité saisie, c’est telle peine, telle amende. Il n’en est rien, selon le tribunal, le « tarif » n’est pas le même, selon le service des « douanes », l’amende n’est pas la même.
Et on ne peut pas dire que le passé de l’individu influe sur la décision, puisque pour 98 % des cas, il s’agit d’étrangers, inconnus de la justice.
A juste titre, vous pourrez me dire que le propre de la Justice est justement de tenir compte de l’individu, de ses antécédents, des risques de récidive, etc…
J’en conviens, mais si certains facteurs « individuels » doivent influencer toute décision, il n’est pas normal qu’il y ait de telles différences, et je vous assure, elles sont souvent considérables, d’un tribunal à un autre.

Pour ce qui est des « conditions de détention », il semblerait que c’est bien la même chose. Au niveau de l’admission, les « Maisons d’Arrêt » sont « obligés » d’accepter tout ce qui « arrive ».
En CD (centre de détention), les places sont limitées au nombre de places.
Mais pourquoi, à Metz, pour être transféré en CD, il faut au minimum 6 mois, alors qu’à Nancy, 1 mois après le jugement, le transfert peut avoir lieu…
Pourquoi, un détenu (de plus, prévenu, donc considéré comme présumé innocent), devrait-il être logé dans des conditions, dirons-nous, précaires qui frisent l’inhumain et le manque d’hygiène, et qui « violent » l’intimité à laquelle, au XXIième siècle, tout être humain devrait avoir droit.
Pourquoi mélanger toutes sortes de délinquants au risque (réel) de transformer la prison en école de la délinquance.

Et il faut évoquer, aussi, les conditions dans lesquelles est attribué le « travail ». C’est avant tout du « copinage », en fait, ce terme est impropre, car, travaillent, en priorité, ceux qui ne « disent rien ». C’est humain, mais cela ne peut provoquer que des tensions dans les étages, car la priorité « aux ateliers » (puisqu’il n’y a pas de travail pour tout le monde) ne se fait pas selon des critères de besoins financiers et/ou psychologiques.
Ici, il semble qu’ils sont un peu plus réalistes, et, compte tenu de la « pénurie » de travail due, nous l’espérons, à la période estivale, ils ont organisé un roulement afin que, dans le mois, ceux « en place » travaillent quand même un peu.

Aux dires de certains, certains CD sont mieux qu’ici : plus de liberté ( !), plus d’équipements, plus d’activités, plus de travail.
Certainement, il y a mieux, mais il doit bien y avoir pire, aussi, je pense que l’important est d’arriver à s’adapter à chaque lieu, à chaque circonstance, à chaque étape de ta détention.

Ceci est ma devise, et c’est ce que j’arrive, ou pour le moins, je m’emploie à mettre en pratique…

Pour conclure, et parce qu’il voyait juste (c’est mon intime conviction), je vous citerai une réflexion d’un de mes ancêtres :

« La Justice, loin d’être absolue, peut varier, suivant l’humeur momentanée
de celui qui la rend. Cette pensée me remplit de mélancolie »

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
……..
Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…
……
Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à Ligue des Droits de l’Homme (LDH 57), 3 rue Gambetta à 57000 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).…
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