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19/11/2008

La retraite... et la prison...

Le seul problème est que les rémunérations « actuelles » versées au détenu travaillant sont bien en deçà de ce seuil de 1.366 €/trimestre (chiffre 2004).

Jugez-en


Le Travail en prison et nos droits en matière de retraite.


Rapport n° 330 – 2001-2002 du Sénat
« Prisons : le Travail à la peine – Contrôle budgétaire de la Régie Industrielle des Etablissements Pénitentiaires (R.I.E.P.). »


Vous trouverez ci-dessous, quelques réflexions sur ce rapport, vu de l’intérieur, par des détenus n’ayant pas participé à « l’auditionnement des participants » à ce rapport ( !).

Rien qu’à la lecture de l’avant-propos, l’on peut se rendre compte que le « Travail en prison » n’est pas ressenti de la même façon, vu de dedans.

A juste titre, il est précisé que le travail pénitentiaire constitue une nécessité.

. Nécessité pour les parties civiles (dédommagement) (A)
. Nécessité par l’administration pénitentiaire (occuper les détenus) (B)
. Nécessité pour les détenus (seul moyen de subsistance) (C)
. Nécessité pour la société (instrument de réinsertion) (D)

L’ordre idéal me semble devoir être : D – C – B – A
En réalité, il est, pour le détenu : C – B – A – D
Pour l’administration pénitentiaire, il est : B – C – A – D

Ce qui semble évident, c’est que le détenu (souvent « délaissé » financièrement par sa famille qui, elle-même, se trouve, du fait de son incarcération dans des problèmes de trésorerie quotidienne), voit dans ce travail, quel qu’il soit, et à n’importe quel prix, un moyen d’être « indépendant financièrement » et parfois « une possibilité pour lui, d’aider les siens ». Dans le travail, il ne trouvera que cela.

En général, le détenu qui reçoit une aide financière de sa famille, ne travaille pas. D’une part, parce qu’il n’est pas « demandeur », de plus, il n’y a pas assez de travail pour tout le monde.

L'administration n’y voit qu’un moyen d’occuper les détenus, et d’éviter les conflits, dus à l’inactivité. Aucun effort d’adaptation du travail aux capacités du détenu n’est fait. Les « besoins » du détenu sont parfois pris en compte, mais le plus souvent, le travail, comme il est rare, est « réservé » aux détenus posant le moins de problèmes (étrangers, détenus « calmes » et/ou autour de la quarantaine).

Pour la société et les parties civiles, prétendre que le travail favorisera la réinsertion et/ou un dédommagement quel qu’il soit est « utopique », et restera, encore pour de nombreuses décennies : « vœu pieu », à moins qu’il y ait une volonté « politique » de mettre fin au présent système qui fait de la prison « une école de la délinquance »… Le petit délinquant y sortira futur « grand » délinquant, le grand délinquant le restera… parce que ni à l’un, ni à l’autre, la société aura proposé une réinsertion, digne de ce nom.

Ce préambule a été écrit pour permettre de comprendre dans quel état d’esprit, a été réfléchie la situation des détenus.

Il ne sera rappelé que les points « fondamentaux » de discordance qui empêchent le respect des droits des détenus, en matière de retraite : ce qui est la préoccupation du rédacteur.

Le problème de la rémunération semble être un faux problème, bien qu’elle semble préoccuper le rapporteur.
La rémunération moyenne annuelle est estimée à 1.950 €.
Le taux horaire ne veut rien dire, puisque, de toutes façons, les jours « chômés » sont plus nombreux que les jours « travaillés ».

Ce qui est important, pour le détenu, c’est de savoir s’il aura « assez » pour survivre et compléter ses propres besoins, ce que l’administration pénitentiaire ne lui fournit pas : tabac (pour les fumeurs), compléments d’aliments, produits d’hygiène de qualité, etc… + éventuellement : aide à sa famille.

Il semble donc indispensable et « primordial » que, pour le bon équilibre du détenu, il sache qu’il pourra bénéficier des euros dont il aura besoin, pour vivre sa détention, avec un minimum de « confort » personnel.
Il lui semble aussi important, et cela le rapporteur le fait bien remarquer, que le détenu reconnaît que son activité, sa bonne volonté fasse la différence entre deux détenus.

Ce qui n’est pas facile de déterminer, ce sont les seuils « vitaux ». Pour un fumeur, ces besoins doivent être estimés autour de 250 €/mois. Dire, comme le rapporteur l’énonce, que le détenu travailleur qui a obtenu « assez » s’arrête de travailler, devrait être « réjouissant », puisque cela permet de donner du travail à un autre…

Il est sûr que le système actuel qui permet qu’un détenu « gagne » entre 100 et 1.000 €, mensuellement, aux extrêmes, n’est pas satisfaisant et provoque des demandes de départ (transfert) vers des lieux où l’on sait que le travail est mieux rémunéré…

Il est évident que la période de détention ne doit pas être une source de profit pour le détenu.

A mon sens, son travail en détention doit permettre au détenu, de « vivre » en détention dans des conditions décentes et égalitaires.

Si son travail lui procure plus, il faudrait lui « imposer » que ces sommes « excédentaires » soient affectés aux besoins de sa famille et/ou au dédommagement des parties civiles et/ou au paiement de frais de procédure et amendes diverses et/ou à alimenter le pécule de libération.
L’idée et la pratique du « pécule de libération » sont, tout à fait, bonnes. Il s’agit, en fait, d’une épargne « protégée » obligatoire que le détenu reçoit à sa sortie et qui lui permet de ne pas sortir de prison « sans le sou ».

A propos de l’« indemnisation des parties civiles » : Prétendre qu’un détenu peut indemniser « ses » parties civiles manque de réalisme, ce n’est pas avec des 10 % de rémunérations plus que médiocres que les parties civiles seront indemnisées. Si l’indemnisation des parties civiles est la préoccupation du législateur, alors il faut contraindre le délinquant à autre chose que la prison… le panel existe, il suffirait de l’appliquer, mais ce n’est pas notre préoccupation du jour qui reste « les droits à la retraite ».

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
……..
Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…
……
Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à Ligue des Droits de l’Homme (LDH 57), 3 rue Gambetta à 57000 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).…
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Commentaires

je suis attriste de voir que personne ne reagi (aucun com)
tout le monde dans sa vie peut faire une betises volontairement ou pas !
alors tout le monde se crois juge!!!!
et avec la vie que l'on mene dans notre societé il risque d'y avoir de plus en plus de personne perdu

que tout le monde ouvre les yeux et ne se sente pas au dessus des autres

a bientôt biz françoise

Écrit par : framboise | 19/11/2008

Et pourtant, il y a des visites, plus de 500 en 15 jours… mais sur cet hébergeur ,c’est faible, j’ai un autre hébergeur, le NouvelObs où il y a plus de 7.000 visiteurs/ mois et 5 ou 6 questions ou réactions par jour…
Mais bon, l’essentiel est de faire passer le message pour que le vérité apparaisse et que notre point de vue sur les prisons changent… car, comme tu le dis… personne n’est à l’abri…
De Paul Denis à Françoise, le 19 novembre à 21 h 10

Écrit par : Paul Denis | 19/11/2008

article immonde! le premier travail d'un détenu est de rembourser SA victime ! marre de pleurer sur ces enc.lés ! il faudrait rétablir le bagne et le cachot !

Écrit par : toto | 11/08/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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