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12/12/2008

La sortie

La sortie

La sortie de prison… il y en a toujours « une »…

Elle doit se préparer.
Les travailleurs sociaux sont là, en principe, pour aider à la réinsertion et à la sortie, dans de bonnes conditions. (voir, ci-après, le fiche faite sur le sujet)

Il y a cependant des obstacles qui feront que rien de ce qui est prévu, ne va arriver.

Au niveau psychologique : Un ancien détenu, à sa sortie, n’est plus le même. Quoi qu’en disent certains, la prison traumatise, et c’est la capacité de chacun de s’adapter qui fera la différence.
Le passé ressurgit et choque.
Le présent n’est pas ce que l’on a connu.
Il ne faut pas redouter de rencontrer ceux que l’on a connus. Ils auront, soit une attitude silencieuse, comme si rien ne s’était passé, soit, ils seront attentifs à ton attente et prêts à t’aider. Il n’y a pas de milieu. Rares sont ceux qui posent des questions. Nombreux sont ceux qui savent écouter et attendre que tu souhaites parler de cette tranche de ta vie.
Même ceux qui ont dit du mal de toi, en ton absence, sauront se taire en ta présence…

Au niveau « santé » : Même si tu n’as pas été « malade » en prison, il n’est pas sûr que ton état de santé ne se soit pas dégradé (mauvaise nutrition, mauvaises conditions d’hygiène), aussi, il me semble important qu’une visite chez ton médecin traitant et un bilan complet soient faits afin de s’assurer que la détention n’a pas entraîné des aggravations de l’existant ou provoqué de nouvelles maladies…

Outre les troubles du sommeil inévitables, après quelques jours de liberté, tu vas traverser une période « dépressive », d’une durée variable, mais qui peut être longue… rien ne va comme tu le voudrais… Il est important de savoir la gérer, avec l’appui de ses proches ou d’une aide extérieure.

Au niveau professionnel : Il te faudra redémarrer, et ce n’est pas le plus simple.
L'étiquette restera longtemps et le trou dans ton CV sera dur à expliquer.
Il n’y a pas, cependant, de raison de « cacher » la vérité qui, un jour ou l’autre, se saura…
Ce peut être un re-départ, dans une autre branche, l’ancienne t’étant interdite par décision de justice.
Ne pas oublier que l’extérieur ne t’a pas attendu et que nul n’est irremplaçable… C’est à toi de te rendre « utile »…

Au niveau financier : Ton pécule va vite « fondre », même s’il était important. Tu as, peut-être, perdu la notion de la valeur des choses et tu seras tenté d’acheter des choses inutiles.
C’est aussi, souvent un nouveau départ, la famille ayant épuisé les « réserves », s’il y en avait.

Peu d’aides permettent à l’ancien détenu d’attendre un travail correspondant à ses capacités et souhaits. Il te faudra faire avec les lois du marché qui ont changé et qui, souvent, ne te seront pas favorables.
Quelques conseils à la famille et aux proches d’un détenu « sortant » :

. Allez le chercher si vous le pouvez et s’il vous l’a demandé. Se retrouver « seul », sur le trottoir, est difficilement supportable,

. Ne vous étonnez pas de ses attitudes « expressives » qui peuvent vous choquer, mais qui, pour lui, ont un sens. Il retrouve une « liberté » de mouvements, perdue…,

. Vous pouvez le prendre dans vos bras, même si ce n’était pas dans votre habitude « avant », et si cela le ne sera plus, plus tard. Il a besoin de ce contact physique pour s’assurer qu’il est « encore » aimé,
Il n’est pas rare que le détenu pleure… Ce n’est qu’un signe de décompression qui n’a rien à voir avec un autre sentiment, ce n’est que l’émotion du moment et du souvenir… Dans ce cas, il est préférable de ne rien dire et de passer à la suite des évènements,

. Il vous faudra savoir l’écouter, ne pas le questionner. D’ailleurs, à sa sortie, l’ancien détenu est trop préoccupé par le présent pour parler du passé. Chaque chose en son temps, s’il veut s’exprimer, il le fera spontanément, au moment où il le jugera opportun. Sachez être patient (lui, il l’est devenu) et s’il ne s’exprime « jamais », ce n’est pas grave, le présent témoignage vous aura fait découvrir l’essentiel de ce qu’il a vécu,

. Pour l’ancien détenu, les moments de silence (sans échange de paroles) sont nécessaires. Il a eu tant de moments de silence, que cela lui reste « longtemps »… un besoin. Sachez respecter son silence…,

. Même s’il a été privé de "bonnes" choses, en général, son souhait n’est pas de faire un repas gastronomique qu’il ne supporterait pas… De plus, sa présence dans un restaurant va le gêner, il se croira « surveillé » (observé) comme si son état d’ancien détenu était inscrit sur son front.
Ce sentiment, il l’aura, également, dans la rue.
Tout va l’agresser : les bruits, les lumières, l’espace non limité…
N'oubliez pas que ce monde extérieur l’a rejeté, momentanément.
Un retour en famille ou dans un groupe de familiers, au calme, sera apprécié à sa juste valeur.

. Ne pas oublier que les premières nuits sont, aussi, des épreuves et la redécouverte de nouvelles sensations, liées à l’environnement et à ceux qui l’ont rencontré.
C’est toujours pendant les nuits que le passé et le présent se remettent à leur juste place…





Aujourd’hui, je te transmets le texte d’une fiche que j’ai réalisée et qui est (devrait être) donnée au détenu, un peu pommé, avant sa libération. Cette fiche, agrémentée de dessins, explique et met en avant certains points importants, à ne pas oublier… une fois « dehors »…

Informations recueillies et rédigées par PDG, à la demande de l’Aumônerie catholique du Centre de Détention Régional de Saint-Mihiel. Attention : chiffres et mesures énoncées sont celles en application au 01/12/03.
Les informations recueillies ont été relues et vérifiées par nos différents partenaires, et en particulier, par des Travailleurs sociaux et l’ANPE-ASSEDIC.

La Sortie…. :

Ta sortie est proche, il te faut la préparer

Si tu as une famille.

Tu vas la retrouver, c’est bien.
Tu as un logement qui te recevra, c’est tant mieux.
Tu as un employeur et un travail qui t’attendent, c’est merveilleux.
Il ne me reste plus qu’à te souhaiter « Bon vent »,
mais certains conseils qui vont suivre pourront t’être utiles.

Si tu es seul.

Une fois de plus, il te faudra te prendre en charge pour trouver tout ce dont tu as besoin, certes, il y a des organismes qui peuvent t’y aider, mais ils ne sont là que pour t’assister et, non pour faire tout à ta place.

C’est à toi à te prendre en responsabilité.

Nous allons passer en revue toutes les étapes et obstacles qu’il te faudra franchir.

L’extérieur :

Il est sûr qu’après quelques mois, voire quelques années de détention, la vie « dehors » a changé. Même si tu regardes, régulièrement, les infos et certaines émissions de TV, tu ne peux pas « vivre » l’extérieur, en étant entre quatre murs.
Alors, prudence, commence par observer les changements et essaye de t’y adapter. C’est à toi de « changer », le monde extérieur a, lui, évolué pendant ton absence. Je pense, en particulier, au code de la route, nouveau sens giratoire, nouvelles limitations et contraintes, nouveaux concepts de la vie.
N’oublie pas que c’est à toi de t’adapter, revois le monde d’un œil neuf et sois prêt à le vivre pleinement, sans le critiquer.

Tes « nouvelles » relations avec ta famille tes amis doivent être ressentie dans le même esprit : recevoir et percevoir l’autre, en oubliant le passé, « l’avant » détention.
Toi, tu as changé, eux, aussi.
Ils ont du se passer de toi, pendant un certain temps.
Tu ne peux pas « t’imposer »…
Tu as, certes, ta place, mais, n’oublie pas qu’ils ont eu l’obligation de se passer de toi, pendant ton absence et qu’a priori, cela n’a pas été de leur faute...
Un premier conseil. Si tu as fait un séjour en prison, ce n’est pas écrit sur ton front, alors vis le présent, oublie le passé et redémarre une nouvelle vie.

Tes préoccupations « réelles » et « vitales » se résument en peu de mots : nourriture, boulot, dodo, vie sociale, vie personnelle. Je ne pense pas qu’il y ait un ordre de préférence : tout est important, tout est à prendre en compte, en même temps ou presque.
Voyons tout d’abord :

Le logement :

Ton lieu d’implantation est « vital ». Il peut être imposé par un emploi en vue, mais je pense que cela doit être ta première préoccupation, et dès maintenant, tu peux réfléchir si tu as intérêt à retourner dans « ta » ville, ton quartier.
Il peut y avoir des obstacles : tentation de récidive, regard de l’entourage, mauvais souvenirs.
Ce nouveau départ peut être l’occasion de changer carrément de région, pourquoi ne pas aller à Aix ou à Brest.
Au moins là, tu n’es pas connu, et il sera plus facile de mettre en pratique les « bonnes » résolutions que tu as prises, tout au long de ces longs mois de solitude.
Il ne te sera pas plus difficile de trouver un logement là que dans ta ville où ton passé risque de te rattraper, même si tu as payé ta dette à la société.
C’est, peut-être, l’occasion de t’assurer un « vrai » nouveau départ, dirons-nous quasi « vierge »…
Dans chaque département, il existe des organismes, les mêmes ou d’autres, qui peuvent t’aider à trouver un logement.

Parmi les organismes susceptibles de t’aider à trouver un logement, tu peux t’adresser aux organismes qui possèdent des logements dits sociaux (HLM, OPAC), souvent, tu y es prioritaire.
Certes, ce n’est pas le Pérou, mais tu y trouves un toit (de plus, souvent, il n’est pas demandé de caution (somme à verser, d’avance, pour garantir un ou deux loyers).
Il y a quand même, parfois des listes d’attente, aussi, n’est-il pas superflu de t’y préparer (inscrire) dès maintenant (voir nota A).
Il y a les propriétaires privées (attention, certains bailleurs (propriétaires) demandent un garant (une personne qui assure que tu paieras ton loyer et qui est susceptible de suppléer à tes « oublis » = payer à ta place) qui, parfois, ont des appartements réservés à des cas sociaux (dont tu fais partie, hélas !), qui ont bénéficié d’aide de l’Etat et dont la garantie et la distribution sont assurés par des organismes d’Etat (préfecture) de type GIPDAL.
Si tu as la possibilité de présenter un garant et de payer une caution, tout le parc immobilier français s’offre à toi…
Dans certains régions, certaines associations nationales ou locales, peuvent t’aider à trouver un logement « provisoire », le temps de te retourner et de trouver mieux : en foyer, en maison d’accueil, en appartement indépendant. Je pense à la Communauté d’Emmaüs, au Secours catholique, à certaines aumôneries de prison, à certaines associations (se renseigner auprès de la mairie et de son service social qui peut te fournir les lieux de contacts (voir nota A).
Le problème du logement étant résolu, et je pense que ce problème « vital » peut et doit être réglé, pendant ta fin de détention (voir nota A), il reste à prendre en charge tes moyens de subsistance : le travail et parfois, avant lui, l’octroi de certaines aides.
Les titulaires du RMI peuvent, par l’intermédiaire du Travailleur social qui a instruit leur dossier, obtenir le FSL (Fonds de Solidarité Logement) qui permet :
D’assurer la caution (remboursable par l’intéressé), payer le 1er loyer, parfois, la première année d’assurance habitation et qui fonctionne pour l’achat de mobilier et d’appareils électroménagers (dans ce cas, c’est une aide non remboursable). Nota. : les moins de 30 ans n’ont pas droit au FSL.

Nota A : N’oublie pas que ton travailleur social - CIP (Conseiller d’Insertion et de Probation) peut t’aider dans cette démarche, notamment en te trouvant les « bonnes » adresses, vois également avec l’écrivain qui a, peut-être, une lettre-type qui pourrait t’aider à rédiger ta propre lettre de motivation.


Certaines aides financières :


Les aides, susceptibles de t’être versées, varient selon ta situation (durée de détention) et ton âge.
Si ta détention a duré plus de 36 mois (3 ans), tu « perds » tous tes « droits acquis » ASSEDIC, « droits » acquis par un travail et cotisations antérieures à ta détention.
Si tu as moins de 26 ans (et moins de 36 mois de détention et des « droits acquis »), tu peux bénéficier de l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi), comme tout chômeur.
Prévoir inscription ANPE + ASSEDIC et production de feuilles jaunes (attestation d’emploi de ton (tes) employeur(s)) sur trois dernières années d’activité salariée).
Si tu as moins de 26 ans (et une détention supérieure à 2 mois) et pas de « droits acquis », tu as droit à aucune aide sauf l’AI (Allocation d’Insertion), soit 282,30 €, pendant six mois (renouvelable une fois).
Quelque soit ton âge, si tu as travaillé, pendant plus de 5 ans, en 10 ans, mais moins de 36 mois de détention, tu peux bénéficier de l’ASS (Allocation Spécifique de Solidarité) qui équivaut à peu près au RMI (Revenu Minimum d’Insertion), soit 411,70 €.
Si tu as plus de 50 ans et moins de 60 ans, tu peux prétendre à l’ARE (voir ci-dessus), à l’AI (voir ci-dessus), à l’ASS (voir ci-dessus), mais si tu as plus de 36 mois de détention, tu as perdu tous tes « droits acquis » et donc, il ne te reste plus qu’une possibilité, le RMI (362,30 €, pour une personne seule - sans charge de famille + éventuellement, une aide au logement de 49,40 €).
Pour permettre à tout un chacun d’avoir un « minimum », il est prévu de créer un RMA (Revenu Minimum d’Activité) qui viendrait en complément, d’un autre revenu ou allocation. Attendons sa mise en place, pour en savoir plus.

Si tu bénéficiais, avant ta mise en détention de l’AAH (Allocation Adulte Handicapé), tu devrais en bénéficier, au taux plein, dès ta libération. Pour éviter tout retard, prévenir la CAF (Caisse d’Allocation Familiales) d’accueil, et ta actuelle CAF (lieu de détention), de ta date de libération prévisible, et ce, deux mois à l’avance.

Pour obtenir le RMI :

Il faut, tout d’abord, t’inscrire à l’ANPE + ASSEDIC = une seule inscription à faire auprès de ton ASSEDIC (de résidence = où tu habites).
Tu peux « demander » le RMI (Revenu Minimum d’Insertion) que si tu as été « refusé » par les ASSEDIC (pas d’indemnisation, prévue par les textes, cf ci-dessus). Nota : ton inscription à l’ANPE + ASSEDIC peut se faire, quelques mois avant ta « sortie » = remplir le formulaire intitulé « Inscription comme demandeur d’emploi », disponible auprès de ton travailleur social (CIP = Conseiller d’Insertion et de Probation) - Tu dois fournir : pièce d’identité ou titre de séjour (avec autorisation de travail) pour les étrangers + copie de ta carte de Sécurité sociale et attestation(s) d’employeur(s) (feuilles jaunes) des 13 derniers mois (voir les 5 dernières années) et un RIB ou RIP (Relevé d’Identité Bancaire ou Postal) + bulletin de sortie du Centre de détention.
Tu dois « passer » par le CMS (Centre Medico Social) et ton AS (Assistante Sociale) ou par le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de ta mairie de résidence.
Ceci n’est possible que lors de ta sortie, une fois dehors, mais cela se prépare, ici = collecter les pièces ci-dessus, y compris un certificat de non-imposition à l’IR (Impôt sur le Revenu).

Rappel : même si tu n’es pas « imposable », en raison de tes faibles revenus (voire nuls), tu as intérêt (voire l’obligation) de faire une « déclaration de revenus » (en février, de chaque année). Nota : il n’est pas trop tard pour faire les déclarations non faites.

Tout ce qui précède concerne les aides que tu peux obtenir si tu ne travailles pas.

A la recherche d’un travail :


Il est bien clair que ton objectif doit être de travailler dans un secteur où tu t’y trouveras bien, ce sera un gage de bonne réinsertion.
Pour t’y aider, l’Etat est susceptible d’aider ton futur employeur s’il t’emploie, sous certaines conditions, à savoir, tu peux :
. Souscrire un CDD (Contrat à Durée Déterminée) ou un CDI (Contrat à Durée Indéterminée) = l’idéal.
. Commencer un apprentissage (de 1 ou 2 ans), si tu as moins de 26 ans (formation + travail).
. Conclure un contrat de qualification (1 ou 2 ans), si tu as moins de 26 ans (formation + travail - mieux rémunéré que l’apprentissage, moins aidé par l’Etat, plus facile à obtenir par l’employeur).
. Faire un CES (Contrat Emploi Solidarité) de 3 à 12 mois, avec une collectivité de droit public (mairie, administration, école), ou, autres associations. La durée du travail est de 20 heures/semaine, avec une rémunération égale au SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance), au prorata des heures faites. C’est souvent un bon départ pour une reprise du travail, mais la rémunération ne permet pas de « vivre » ! C’est ce qui t’est proposé, lors d’un « chantier extérieur », mais là, tu es, encore, pris en charge par l’administration pénitentiaire qui t’assure le gîte et le couvert…
. Faire un CIE (Contrat Initiative Emploi), en CDD (entre 12 et 24 mois) ou en CDI, avec tout employeur affilié à l’UNEDIC, c’est à dire toute entreprise sauf tout ce qui est administratif ou para-administratif. La durée de travail est de 35 heures/semaine, avec une rémunération conforme à la convention collective (avec comme minimum le SMIC). Le CIE peut être à temps partiel (attention : il faut plus de 120 heures de travail, pour bénéficier des prestations sociales et/ou droits ASSEDIC futurs).
Tu as tout intérêt, à prévoir et préparer, ici, dès que possible, un CV (Curriculum Vitae) qui résumera, ton état-civil, ta formation, ton parcours professionnel, et tes projets et souhaits.

Ton travailleur social et/ou l’écrivain peuvent t’aider dans sa rédaction.
Tout ce qui précède, bien sûr, n’est qu’un résumé « simplifié » des différentes possibilités, en matière d’aides financières et de recherche d’un emploi. Selon ton cas « personnel », ton travailleur social pourra « affiner » ce qui précède. De plus, sais-tu que très régulièrement (chaque mois ou presque), un Conseiller d’emploi de l’ANPE de Commercy (et particulièrement chargé de « l’Accueil spécifique « Ancien détenu » (accueil qui existe dans de nombreux centres ANPE)) vient nous informer (s’inscrire auprès de ton CIP) en information collective et en entretien individuel.

RAPPEL : Il te faut être inscrit à l’ANPE + ASSEDIC pour bénéficier de la quasi-totalité des aides et, surtout, des soins médicaux « gratuits », pendant une année, pour toi et tes ayants-droits (épouse et enfants), après ta « sortie » de détention.

Avant de te « lancer » dans la recherche d’un emploi, tu peux, dès maintenant, et, au plus tard, dans tes six derniers mois de détention, préparer cette étape, essentielle de ta réinsertion « réussie ».
. Avec les ASSEDIC, tu peux conclure un PARE (Plan d’Aide au Retour à l’Emploi) = suivi individuel régulier et personnalisé et des allocations qui ne diminuent pas...
. Avec la SIGES (et en accord avec ton CIP), tu peux « faire un bilan de compétences » qui te permettra de bien « cibler » tes aptitudes, tes centres d’intérêt et tes compétences intellectuelles et professionnelles pour tel ou tel métier (s’inscrire auprès de la SIGES Formation).

Je ne voudrais pas terminer ce propos sur le « travail » sans te rappeler qu’il existe une autre possibilité pour vivre de son travail, c’est « en créant ton entreprise ».

Quelques rappels :

Carte d’identité : Quand tu es arrivé en prison, t’a été retenue ta carte d’identité. Si elle est « périmée », tu as tout intérêt à prévoir son renouvellement deux mois avant la date présumée de ta sortie. Pièces à fournir : acte de naissance + 2 photos d’identité + 2 enveloppes timbrées + justificatif de domicile + 1 formulaire à remplir.
Ton CIP et/ou l’écrivain peuvent t’aider dans cette démarche.

Tu es prioritaire, dans de nombreuses démarches, auprès de l’ANPE (voir le Conseiller d’emploi, chargé de l’accueil spécifique « ancien détenu »), auprès des organismes sociaux (HLM pour le logement, CAF pour le RMI).

Vie Sociale :

Comme déjà dit, l’extérieur ne t’a pas attendu, peut-être, il ne t’attend pas du tout, c’est donc à toi de faire en sorte qu’il te reçoive dans les meilleures conditions.
Pour ce faire, de nombreuses associations (spécialisées en réinsertion) ou autres (ouvertes à tous) sont susceptibles de t’aider à faire ce pas social, à rencontrer du monde.
Le pire est de te « retrancher » dans ton chez soi = boulot + dodo = point final.
Il faut vivre, et vivre, c’est communiquer.
Donc, je te conseille, selon tes goûts et tes capacités, de participer à des activités « collectives » sportives et/ou culturelles auprès d’associations proches de ton domicile.
La mairie pourra te renseigner sur ce qui existe dans ton secteur et t’indiquer des contacts.
Un conseil : ne pas crier sur les toits d’où tu sors, mais, ne pas le cacher, non plus.
L’honnêteté et la franchise, en la matière, sont payantes.
De toutes les façons, un jour ou l’autre, cela se saura, alors autant prendre les devants (avec les formes) et faire en sorte que le passé reste le passé et que l’on sache que tu es « volontaire » pour repartir sur de « nouvelles bases »…

Vie Personnelle :

Je ne t’en parlerai pas, c’est ton affaire, tes choix, mais…
N’oublie pas que l’homme est fait pour vivre en harmonie avec ses semblables, en se respectant soi-même et en respectant les autres.

N’oublie pas qu’une « sortie », cela se prépare, si tu ne veux pas aller au casse-pipe… et si tu veux réussir ta réinsertion, c’est à dire ton retour à la vie de tous les jours.

Informations recueillies et rédigées par PDG, à la demande de l’Aumônerie catholique du Centre de Détention Régional de Saint-Mihiel. Atention : chiffres et mesures énoncées sont celles en application au 01/12/03.
Les informations recueillies ont été relues et vérifiées par nos différents partenaires, et en particulier, par des Travailleurs sociaux et l’ANPE-ASSEDIC.


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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin en début de blog, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez ci-dessous, les dates de parution de mes articles…sur la journée du 17 mai 2007.
……
Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à LDH 57 (Ligue des droits de l'Homme), 3 rue Gambetta à 57000 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).

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