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14/07/2008

Hervé - une rencontre imposée... en prison

Quelques rencontres imposées : Hervé - Maurice

Encore un cas, mais cette fois sympathique, c’est Hervé, un vieux de 70 ans, un ancien garçon de café, en retraite,…accusé et condamné pour attouchements sexuels sur sa petite fille. Il prétend que non… Mais il a été condamné et accepte cette condamnation. Il était peu bavard, mais il voyait son avenir, avec son épouse qui venait le voir, une fois par semaine depuis de nombreux mois, années… et surtout loin de tout ce qui était… « jeune ». Il était brouillé avec tout le reste de sa famille et n’espérait pas d’amélioration. En fait, il était résigné, ne demandait rien à personne, souhaitait qu’on le laisse en paix…
Il avait une passion ou une occupation, peut-être l’avait-il démarrée en prison, celle de créer des mots croisés. Il en faisait du matin jusqu’au soir, sa seule sortie était la promenade, entre midi. N’étant pas adepte de ce sport cérébral, je ne pouvais qu’admirer sa ténacité. Chaque semaine, il envoyait sa production à son épouse qui s’efforçait de les résoudre. Sa seule ambition était de passer son temps et de réaliser cet échange avec son épouse.
En vous parlant de lui, je vais vous donner un exemple de ce que l’on peut parfois faire, avec un rien, pour combler un autre détenu. Je savais qu’il avait comme seul outil de travail : un dictionnaire. Lorsque j’ai été à la bibliothèque du grand quartier, j’y ai trouvé un dictionnaire/répertoire de mots en 2, 3, 4, 5 et plus lettres… J’en ignorais l’usage lorsque, au bout d’une année, j’ai eu un flash et je me suis dit que ce devait être bien utile pour les cruciverbistes… Je ne m’étais pas trompé et je lui ai « offert » (au nom de la collectivité ignorante et qui n’en avait nul usage). Je crois que je ne pouvais pas lui faire plus plaisir, il m’a semblé qu’il en ignorait également l’existence, ce qui me confirmait son goût nouveau (et en prison) pour les mots croisés… A ce jour, comme il doit être encore en prison, il doit encore me remercier, chaque matin…

Je ne peux pas quitter le JA, sans vous parler de Maurice. En fait, je ne l'ai connu qu'après mon départ du JA. A priori, je n'avais aucune raison d'y revenir. Mais en pratique, certains dimanches, sous prétexte d'aller y prendre des informations ou documents pour ma fonction d'écrivain, j'y suis retourné jouer aux cartes avec les anciens et c'est là que je l'ai connu. Puis par la suite, j'y suis revenu, toujours les dimanches après-midis, pour discuter avec lui et "revoir" mon dossier, mon affaire et la sienne. Il m'était agréable de dialoguer avec lui, car il avait de la conversation et on pouvait parler de tout et de rien, de l'actualité, de nos problèmes réciproques, "avec intelligence et intérêt", ce qui est un fait assez rare pour être "noté".

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
……..
Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…
……
Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à Ligue des Droits de l’Homme (LDH 57), 3 rue Gambetta à 57000 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).


11/07/2008

David - une rencontre imposée... en prison

Quelques rencontres imposées : David - Ali

Donc, au JA, j’ai encore côtoyé, David, un intello, Bac + 5, un procédurier, copain ou amant d’une étudiante en droit… bref, la grosse tête, il était dans l’informatique, il a fait un procès à son employeur, aux flics qui sont venus l’arrêter, etc… Bref, vraiment le casse-pieds pour la justice et l’administration, jamais content, toujours à demander quelque chose, à râler parce que le journal qu’il cantinait, était lu, souvent par les surveillants avant lui. Pour se distraire (ou …) il s’était inscrit à des cours de… à Grenoble.
Avant le moment où je l’ai connu, il avait, déjà, été libéré en provisoire, et il est revenu après jugement + appel + … Bref, c’était un féru du Code pénal et du CPP…, prêt à donner des conseils, j’ai beaucoup appris avec lui, parce que, autant il était casse-pieds pour l’administration, autant il était sympa et prêt à rendre service à un autre détenu. Il y en a qu’un qu’il ne pouvait pas voir, mais nous en reparlerons.
Il avait vraiment le cœur sur la main et même, il était prêt à aider « financièrement », celui qui n’avait rien, en cantinant pour lui. Chaque semaine, il faisait la distribution de croissants... Lorsque nous jouions au tarot, il apportait toujours café et Choco BN. Plusieurs fois, j'ai voulu le "devancer", non, c'était lui... et il le faisait de bon coeur, sans arrière pensée.
Par la suite, pour je ne sais quelle raison, mais peut-être qu'il n'y en avait aucune..., il a été "sorti" du JA, pour être mis sur notre étage, donc je le voyais souvent à la bibliothèque, il n'avait pas changé, sauf que là, au grand quartier, il n'était pas question de tarot et de croissants, mais il était toujours aussi aimable et prévenant avec ceux qu'ils connaissaient et ses voisins. Toujours aussi casse-pieds pour l'administration.
Je ne sais par quel mystère, il a réussi à obtenir, en un temps record, une "libération conditionnelle" pour suivre ses études à Grenoble... Je pense qu'en fait, l'administration était contente de s'en débarrasser. Certes, il était "chicaneur", mais en fait, il était toujours "dans son droit", pour tout dire, il avait comme réflexe et obsession de mettre l'accent sur tous les dysfonctionnements (et ils sont nombreux) qu'il subissait ou dont il avait connaissance.
Il est vrai qu'être avec lui, en cellule, je crois que je ne l'aurai pas supporté, car il était un peu "m'as-tu vu" et employait le "je" et nous n'avions qu'à écouter.
J'ai oublié de vous dire qu'il était là aussi pour une affaire de moeurs consentis (à ses dires) ou non, je ne sais.

Un autre personnage du JA, c'est Ali. Un pauvre type, SDF ou presque, pas de famille, pas de métier, niveau CP, tout à fait inculte. Il était impliqué dans un meurtre d'un gamin de 12 ans qui a effrayé les journaux, en son temps.
Bref, il avait pris perpette, donc à vie, donc 30 ans maxi... Il avait autour de 35 ans... vous voyez l'avenir. Et autant David était ouvert à tous, autant Ali ramenait tout à lui, et était très égocentrique, à l'excès... je pense même qu'il ne s'en rendait pas compte, mais à force de faire, il énervait tout le monde... et avec le temps, plus personne, sauf J.B., ne lui parlait, pour beaucoup dont moi, la conversation se limitait à "Bonjour"... mais David, je ne sais pour quelle pécatille, tout à coup, l'a rejeté. Mais il avait l'art de se faire détester...

Quand "ils" ont commencé à vider le JA pour faire de la place pour les jeunes, il a été mis au grand quartier et je l'ai retrouvé et le voyais en promenade "protégé". Il s'était un peu calmé... mais j'ai cru comprendre qu'il avait reçu quelques coups et que cela l'avait calmé et que, maintenant, il ne se mêlait plus de ce qui ne le regardait pas... mais il a encore 25 ans à faire !
Il est vrai que si nous l'avons rejeté, cela me revient, nous en avions eu une bonne raison, pour cela, et je vais vous l'expliquer, pour vous faire comprendre comment, en milieu carcéral, tout peut changer, du jour au lendemain, et ce, pour peu de choses.
Donc, au JA, notre petit groupe de "vieux" avait quelques privilèges, dont le principal était, et ce n'était pas le moindre, de pouvoir utiliser la salle de détente, matin et après-midi, tous les jours, une grande salle pour nous dix, en fait 5 ou 6, car les autres ne sortaient pas de leur cellule. Donc, dans cette salle spacieuse, avec moquette, chauffeuses, petites tables, on pouvait y aller pour lire (le journal ou autre) et/ou pour jouer aux cartes, ou pour simplement discuter. Les 3-4 qui travaillaient "en cellule" s'étaient faits un coin pour travailler, ensemble, en musique, c'était plus sympa et convivial. Il m'est même arrivé d'aller les aider "bénévolement"...
Or, il s'est trouvé qu'Ali a eu à supporter les affronts de jeunes adultes (cousins de sa victime), il a même pris des coups, en cette occasion, il me semble.
Bref, cela a fait une histoire pas possible, et après cela, on pouvait aller dans cette salle mais pour notre sécurité ou plutôt pour celle d'Ali, la porte a été fermée par le surveillant et il fallait respecter les horaires et "devoir" aller au WC, était tout un problème... Et cet imbécile, je ne trouve pas d'autre mot, mais je crois qu'il faut le prendre au sens propre "faible d'esprit", cet imbécile d'Ali a continué et cela, malgré nos demandes et supplications, à narguer ses protagonistes (bourreaux), bien protégé, par la porte fermée, et les barreaux de la salle...
Bien sûr, notre "privilège" s'est su. Eux n'avaient qu'une salle "pourrie", plus petite que la nôtre avec une table de ping-pong... bref... ils se sont plaints (à mon avis, à juste titre). On ne pouvait pas leur donner tort. Résultat : salle réservée au travail, à la détente des vieux, les samedi après-midi et dimanche matin et après-midi, moquette retirée, chauffeuses retirées, radiateur mobile retiré, donc une salle bien banale, de surcroît froide (c'était l'hiver), même trop froide pour jouer aux cartes ou presque... On (David, surtout) avait essayer de négocier, et je pense que nous aurions pu obtenir satisfaction, à condition qu'Ali "accepte" de n'y plus paraître. Il n'a jamais voulu entendre raison. C'était son droit, au même titre que nous, c'est vrai... mais, il nous a fait bien "souffrir" et c'est une des raisons pour lesquelles, j'ai quitté le JA sans regret car les "avantages" d'y être, n'étaient plus ceux que j'avais connus, l'ambiance non plus. A cause de lui, chacun était replié dans son coin (sa cellule) et le seul moment où nous nous retrouvions, était la promenade. Et là, Ali marchait avec J.B., complaisant et compatissant, nous autres, en représailles, nous le tenions à l'écart...

Il y aurait peut-être encore d'autres choses à dire sur les détenus du JA, mais cela risquerait d'être lassant. Je vous ai "dépeint" ceux qui m'ont été les plus proches et les plus typiques...!

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…
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Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à Ligue des Droits de l’Homme (LDH 57), 3 rue Gambetta à 57000 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).

09/07/2008

Hubert - une rencontre imposée... en prison

Quelques rencontres imposées : HubertJacquesJ.B.


Autre co-détenu, Hubert, plus jeune, moins de quarante ans, 36 si je me souviens bien, beaucoup plus intéressant au niveau humain. Il m’a bien accueilli et c’est lui qui m’a initié sur Jacques, pour éviter les conflits, et sur les habitudes de la cellule. Ils étaient, ensemble, depuis plus de six mois, tous les deux, sans un troisième, donc ma venue n’était pas désirée.
Hubert était là aussi pour agressions sexuelles et avait du prendre 7 ans, il en avait déjà fait 2 et attendait son transfert. Il avait un frère « surveillant » dans un centre de détention. Son ancienne profession était « éducateur » ou, en tout cas, il travaillait dans un centre où étaient accueillies des jeunes filles… d’où le délit. Lui ne niait pas une partie des faits mais prétendait qu’ils avaient été amplifiés par ses collègues de travail… va savoir…
Bref, pour moi, ce fut un compagnon d’infortune. J’avais plaisir à discuter avec lui, lorsque Jacques n’était pas là, car lorsque Jacques était là, il était le maître et pour éviter tout conflit, les échanges verbaux se limitaient aux banalités de la vie quotidienne de la cellule, de l’étage, de la maison d’arrêt… mais Jacques était souvent « absent » puisqu’il avait des permanences à tenir à la bibliothèque, même si ces »clients » étaient rares (rappel : JA = 18/21 ans, délinquants souvent en échec scolaire, donc la lecture…)
Avec Hubert, je m’entendais bien et nous nous entendions bien. Il était d’un abord facile et dès mon arrivée, il m’a mis à l’aise en me prodiguant conseils et aides. Lui, il travaillait, donc il quittait la cellule pour aller dans une salle (à côté de notre cellule qui nous servait aussi de salle d’activité-détente pour les week-ends et les jours sans travail – c'est-à-dire souvent) où avec quelques autres (vieux), il travaillait – en fait, ils faisaient des espèces de flots avec du ruban attaché par un morceau de scotch…il m’est arrivé d’aller les aider (mais nous en reparlerons), mais ce n’était pas vraiment passionnant et je préférais, de beaucoup, lire et écrire, pendant les longues heures où j’étais seul : Hubert au travail ( !) et Jacques à la bibliothèque.
Quand il nous a quitté, après plusieurs mois de cohabitation, j’étais un peu triste… surtout que je me retrouvais seul avec Jacques… ce qui m’était pas pour me remonter le moral. Mais cela ne dura pas longtemps. Lorsqu’ Hubert quitta Metz, il me laissa plusieurs de ses affaires (de confort, bricoles et autres) dont j’ai encore certaines. Il était très concret et bricoleur, astucieux et grâce à lui, notre cellule était pas mal aménagée et rendue plus pratique, rationnelle.
Il est donc en centre de détention, et je corresponds un peu avec lui… Il faut reconnaître que cet échange, c’est beaucoup de banalités, mais cela a l’air de lui faire plaisir, alors…
J.B. remplaça Hubert. Son prénom est Jacques, mais comme on avait déjà un Jacques, et comme il nous avait dit qu’il aimait bien le JB (whisky). D’ailleurs, c’était ses initiales. Lui, par contre, était bien plus âgé que nous, puisqu’il avait 72 ans. Je lui ai donc laissé mon lit (en effet, au départ d’Hubert, j’avais pris son lit (au Rdc du 2ième lit superposé) et j’ai repris ma place au dessus de Jacques… ce qui ne lui a pas trop plu, mais au dessus de J.B., j’aurais été en plein courant d’air et de plus, la vision couchée de la TV n’était pas bonne, aussi, je ne lui ai pas laissé le choix…
J.B. est un calme, très calme, trop calme, peu bavard, mais au demeurant, très blagueur et il nous sortait toujours des plaisanteries bien distrayantes… Je me suis bien entendu avec lui, et ce, d’autant plus que, bien que peu pratiquant, il accepta de prendre en charge la tenue de notre orgue (électronique) pendant les offices (messe) du dimanche et les préparations du samedi… donc, nous avions quand même quelques points communs.
Lui était là, il venait d’être jugé, en correctionnelle, pour agression sexuelle sur une de ses élèves (il était prof de piano, à domicile, de métier) dans des circonstances assez floues. Il nous a prétendu que c’était une machination : accusation de la fille (plusieurs années après) parce qu’il avait refusé les avances de la mère… Tout un programme : résultat = 1 an de prison ferme (à 73 ans) et 5 ou 7 années avec sursis (donc, non faites, s’il n’y a pas de récidive). Avec les grâces, il ne ferait que 9 mois et devait nous quitter en décembre 2002.
Départ qui a été fêté (à l’aumônerie)… et il n’est pas sorti… Une seconde affaire s’étant déclanchée, pour la même accusation… il espérait sortir en provisoire (en attente du 2ième jugement)… mais il était encore là, plusieurs mois après… J’espère, pour lui, qu’il sera innocenté… autrement il lui faudra faire sa nouvelle peine et la révocation du sursis (5 ou 7 ans, je ne sais plus…) et vu son âge… Par la suite, j’ai appris qu’il avait, de nouveau, été condamné, et il doit être, encore, en prison.
Il était vraiment sympa et même si nos échanges de conversation n’étaient pas d’un intérêt fondamental, c’était toujours distrayant et « intelligent », ce qui est déjà « exceptionnel », en milieu carcéral.
Vis-à-vis de nous, il n’a pas été très franc, car, par la suite, j’ai appris qu’il savait, dès juillet qu’il avait été mis en examen pour une autre affaire, mais je lui pardonne ce mensonge « pieux », car vraiment, en détention, il n’aurait pas (n’a pas) fait de mal à une mouche. Il était sûrement plus compréhensif que moi, en ce sens, que même si je n’avais pas d’animosité contre quiconque, j’évitais la « fréquentation » de certains, lui restait lui-même et savait s’adapter à chacun. Il est vrai que nous étions peu de vieux (une dizaine) et que nous vivions « en vase clos », sans nous mêler aux autres du JA. Mais parmi notre petit groupe, il y avait des cas… que je vais vous passer un peu en revue.
Tout d’abord, vis-à-vis de J.B., en fait, à son arrivée au JA, il n’était pas avec nous, il avait été mis dans l’autre cellule de 4, et ils étaient 4, nous 3. Dans cette cellule de 4, il a un peu souffert, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il ne fumait pas, les trois autres, oui, comme des pompiers, il se couchait tôt, les trois autres, non et même ils travaillaient en cellule, donc, même parfois (et souvent) la nuit, pour gagner plus, et ils lui faisaient de petites « vacheries », pas véritablement méchantes, mais « gênantes », stressantes… D’ailleurs, ces trois-là, je les connais peu, ils sortaient rarement de leur tanière enfumée.
Bref, quand Hubert a été transféré, avec Jacques, nous nous sommes bien rendu compte qu’ « ils » n’allaient pas nous laisser à deux, et avec la complicité d’un surveillant qui est intervenu chez notre chef de bâtiment, il a fait déménagé J.B.

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
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