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15/02/2008

Le travail... en Prison

Les questions que tu ne me poses pas, mais qui méritent une réponse…

Le travail :

Je t’ai parlé de mon travail d’écrivain, mais tu l’as compris, je ne suis pas le seul à travailler.

Un certain nombre (important) de détenus travaille au service des autres dans le cadre d’un emploi de service, essentiellement de l’entretien et/ou du nettoyage des parties communes.

Les capacités personnelles sont rarement exploitées (même pour le coiffeur), c’est plutôt à la tête du client et/ou selon une certaine « côte d’amour », tu vois ce que je veux dire.

D’ailleurs, l’emploi y est précaire, tu peux le quitter, mais on peut aussi te « remplacer », sous un prétexte souvent très futile.

Deux étages sur 5 de la maison sont occupés par ce que l’on appelle les travailleurs.

En fait de « travail », il s’agit de manipulation et de conditionnement (mettre des agrafes dans des boîtes) pour des clients « extérieurs ». Cela occupe, c’est payé à la pièce et fournit quelques subsides qui peuvent être cantinés (TV, achats divers, alimentaires ou autres).

Pour y être accepté, il faut faire une demande et montrer patte blanche. Ce devrait être un droit (le travail), ce n’est qu’une possibilité si…

Ici, certains travaillent en cellule. C’est, en théorie, pour les protéger des autres (conflit de personnes), mais, en réalité, cette pratique est pernicieuse, car cela les isole, et de surcroît, ils s’abrutissent souvent dans un travail abrutissant…

Comme pour les auxi, l’emploi y est précaire… et tu peux être remplacé…


Le Sport :

C’est l’activité principale et unique d’un grand nombre de détenus.

L’activité est dite encadrée et a lieu, deux fois par semaine, par étage, tous les jours, pour certains (une soixantaine).

Pour les plus mordus, il y a la musculation avec l’aide d’appareils divers, pas au top (paraît-il). Bref les vrais sportifs ne sont pas satisfaits et souvent déçus, les autres s’en contentent.

Nombreux sont ceux qui complètent ces exercices par des exercices en cellule (abdos et pompes).

Il est possible de pratiquer des sports collectifs (foot, volley). Parfois des compétitions sont organisées, même contre des équipes venant de l’extérieur.

En fait, la fréquentation de l’activité sport (souvent en dilettante) est importante parce qu’elle permet, aussi, de bénéficier d’une douche supplémentaire à la fin de la séance, ce qui permet, aussi, de retarder le retour en cellule… à deux.

Le nombre des participants et l’insuffisance de l’encadrement font que cela reste une activité à risque.

Il n’est pas rare que des « comptes » s’y règlent, souvent sans suite, parfois avec un passage à l’infirmerie, si ce n’est plus…

Néanmoins c’est une activité attendue et à laquelle, tout le monde (ou presque) participe avec plus ou moins d’assiduité, ne serait que pour prendre l’air pendant 1h30. Pour beaucoup, c’est plus un lieu de détente et de rencontre qu’une activité sportive.


La promenade :


Il y a trois aires (de 40 m²) de promenade pour 5 étages de 100 gars…

La promenade, pour le détenu commun est une activité. Elle a lieu le matin et l’après-midi pendant deux ou trois heures, par tous les temps (sauf en cas de brouillard…). C’est l’occasion de sortir de cellule et de prendre l’air. Le taux de fréquentation est très variable, il peut être de quelques individus, mais le week-end, s’il fait beau, ce peut être 60 gars…

Elles sont, en principe, surveillées, mais en cas de conflit, un surveillant n’intervient jamais seul, d’où le temps d’ameuter les autres, le conflit est réglé, avec calme ou avec sang…

Tout conflit est, bien sûr, réprimé, mais encore faut-il arriver à faire la différence entre la (les) victime(s) et le (les) agresseur(s), ce qui n’est pas toujours facile… il n’y a pas de témoins…, bien entendu.

Je n’ai jamais participé à ces promenades « collectives »… Une bonne âme m’avait prévenu… et je n’en voyais pas l’utilité.

Par contre, au secteur « Jeunes adultes » (JA), et ensuite, comme auxi-écrivain, j’ai pu bénéficier d’une promenade de 12 h 15 à 13 h 15, à nombre limité (une dizaine, maxi).

En fait, nous sommes dehors, dans une cour de la surface d'un terrain de basket, goudronnée avec une bordure herbeuse de 3 m de large. A cette saison, on tourne en rond, à 3 ou 4, en discutant. Par beau temps, il est possible de faire du "bronzing", mais le soleil de notre région n'a pas encore été au rendez-vous. Moi, je sors peu, et uniquement lorsque le temps le permet.


Jours de Fête :

Voilà un thème que je n’ai jamais vraiment évoqué dans mes courriers, mais il me faut le faire.

Noël, Nouvel an, Anniversaire, Fête de soi-même ou d’un proche que l’on aime, sont des moments plus que pénibles et où l’isolement se fait sentir avec le plus d’amertume.

Ne pas pouvoir évoquer ces évènements avec ceux que l’on aime est, assurément, ce qui te rappelle que tu as été mis en « isolement », loin de ta vie…

La non-manifestation d’un lien est toujours une souffrance.

J’ai souvenir d’un jeune (la trentaine) qui me confiait : « Tu te rends compte, écrivain, depuis 18 mois, je n’ai pas reçu une lettre, on ne m’a pas souhaité ma fête et mon anniversaire… et pourtant, mon père et mon frère ont connu la prison ».

Cette évocation du passé de ses proches et leur silence, à son égard, lui pesait. Etre mis en isolement par la Justice, c’est déjà une lourde peine. Etre mis en isolement par ses proches devient insupportable et source de nombreux dérèglements (conscients ou inconscients) du comportement.

Ami lecteur, n’oublie pas que quelques mots à l’occasion de certaines fêtes, font plus de bien qu’un long discours. Une carte postale, de temps en temps, quelques mots, pour se manifester et rompre l’isolement suffisent.

J’ai souvenir d’un avocat qui écrivait, à l’occasion de Noël et du Nouvel An, à tous ses clients incarcérés, voilà une initiative heureuse, peu banale et qui marque les esprits.

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Rajout : Le travail

Je connais pas non plus les ateliers. De toute façon, c’est débile et avilissant, je pense pas que j’aurais supporté longtemps… Moi, j’ai fait des formations… pour le plaisir et le blé (argent)


Le sport

J’aime… je t’avoue avoir fait de la muscu en cellule, beaucoup de pompes, on faisait des concours… avec mes potes. Ca me plaisait et je me sentais bien (mieux) et puis, je voulais rester en forme pour ma meuf à la sortie… j’avais du retard à rattraper… tu vois ce que je veux dire. Nota : mais à la sortie, elle n’était plus là, ma meuf…. Cool


Promenade

Pour voir les potes et prendre la soleil. Ok, souvent, pas cool et source à problèmes, j’évitais aussi… J’y ai vu des castagnes, pas tristes… et des gars amochés pour l’infirmerie et peut-être même l’hosto.

Jours de fête

Pas cool, ceux qui t’oublient.

De Alex, le 18/02/07

………………………………………………………………………………………
A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
……..
Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…
……
Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à TOP SERVICES, 7 Bld d’Alsace à 57070 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).


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08/02/2008

Anniversaire... en Prison

Un an déjà, ou, douze mois seulement…

Tous les anniversaires sont-ils à souhaiter ?
En tous cas, pour mon premier anniversaire en prison, je tiens à te faire un petit bilan, ne serait ce que pour t’expliquer et te faire comprendre que dans chaque situation difficile, on peut y trouver le bien que l’on veut y mettre.
En ce jour anniversaire, j’ai envie de faire un petit point sur ma situation actuelle.
Si ma situation était exceptionnelle, je pourrais me révolter, mais crois-moi, je constate et j’ai connaissance de situations vraiment plus critiques et irréalistes que la mienne, que la nôtre.
Néanmoins, il est bien clair que mon souhait le plus cher (fort) et le plus réel est de sortir d’ici, au plus tôt afin qu’il me soit possible de rejoindre les miens et nos amis, et je fais et ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour réduire ce temps de « captivité ».
Comme tu le comprends facilement, l’essentiel, ici, est de savoir « occuper » son temps.
Pour ma part, j’ai, à ce jour, eu un parcours sans faute : au début, la vie collective (à 3), pour s’adapter et prendre le temps de faire le point sur soi-même et sur mon affaire.
Après 4 mois et alors que l’inutilité de mon temps, l’ennui et le désœuvrement commençaient à se faire sentir, cet emploi d’écrivain m’est proposé avec d’autres conditions intellectuelles et matérielles de vie.
Au niveau « travail », bien sûr, aucune difficulté particulière, mais, à chaque instant, l’impression d’être utile et de rendre service.
Souvent, après coup, la satisfaction d’avoir été, d’être celui qui a permis à tel de mes co-détenus, de mieux se sentir et de répondre à ses attentes. Il est vrai que je ne fais aucun effort pour m’impliquer d’une manière ou d’une autre dans leur « affaire ». J’aide, je m’investis, je retranscris leurs souhaits et m’efforce (sans mal) à ne pas mémoriser le cas de chacun. Ainsi, je peux ne pas me sentir « complice » ou « participant », l’être rendrait ma vie mentale « insupportable », je le crains.
Comme tu le vois, j’essaie de passer au mieux cette épreuve, en faisant en sorte que ma présence n’y soit pas entièrement négative.
Si je devais analyser ma situation, je ne te dirais pas que mes nouvelles conditions matérielles de vie sont bonnes, mais pour le moins, au risque de choquer certains, je dirais qu’elles sont supportables.
Au niveau « matériel », le fait d’être seul, en cellule, m’a permis de m’isoler quelque peu et d’organiser un semblant de vie personnelle, et à aucun moment, je ne souffre de la solitude, ce qui ne m’empêche pas de m’ennuyer parfois…
Comme je le pense et il me plait de le dire maintenant : Ici, « la journée passe vite, mais les jours ne passent pas… ».
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Rajout :
Tout compte fait… on dirait que tu étais bien… en prison.
Je ne suis pas trop d’accord avec ta maxime : « la journée passe vite, mais les jours ne passent pas ».
Pour moi, rien ne passait et j’attendais la sortie, chaque jour…en vain.
De Alex, le 10 février 2007
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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
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A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
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06/02/2008

La Violence... en Prison

Comme tu le sais, dans une prison, c’est comme dans la vie « dehors », il y a de tout… et l’on ne choisit pas ses voisins… donc, il faut faire avec… et avec un peu de bon sens, la cohabitation est possible.
Ce qui ne veut pas dire que « tout » est facile et cool…

On m’interroge souvent, de dehors, sur la violence qui habite la prison. Je dirai qu’elle est latente et présente à chaque instant, mais aussi, qu’elle se manifeste rarement.
Il est vrai que des efforts sont faits pour l’éviter, mais pas tous les efforts (et mesures) qui pourraient l’être.
Pour expliquer le risque de conflits, il faut faire l’état de la population existante, ici, et en faire plusieurs recoupements.
En premier lieu, il y a les prévenus (ceux qui ne sont pas jugés) et qui sont donc en attente d’une décision qui ne leur appartient plus, puisque tout le monde le dit, ici et dehors, le jugement (audience) ne modifie que très rarement l’intime-conviction de la police (qui fait l’enquête) et des juges (procureur, juge d’instruction, juges) qui décident… à charge, trop rarement à décharge…
La deuxième catégorie de détenus est celle des condamnés : « ils exécutent » leur peine. En théorie, si la peine dépasse 12 mois, l’intéressé devrait quitter la Maison d’arrêt « rapidement » pour un Centre de détention (CD) où la vie et la réinsertion y sont meilleures…
Pour le départ en CD, en pratique, il n’y a pas de « normes » et l’impression est que c’est « à la tête du client ».
Cette première différenciation fait que le prévenu est « moins calme », plus « mal dans sa peau », en fait « plus inquiet », car même si l’on sait que l’on va être condamné, il reste toujours une « certaine » incertitude, de plus, venant d’arriver, il doit s’adapter à cette nouvelle « vie » et à ses contraintes, ce qui ne se fait pas toujours sans casse.
Le second critère qui fait que la violence peut naître, réside dans le fait que chacun a son « délit » : une bonne majorité de détenus sont là pour un problème de stupéfiants (consommation, dealer, passeur) et ils arrivent en rafale, un bon tiers fait l’objet d’accusations (vraies ou fausses) d’agressions sexuelles de toutes sortes (ils sont appelés les « pointeurs »).
A cela, il faut rajouter les voleurs, braqueurs, délits de la route et de l’alcool, agressions physiques et assassinat… Certains ne sont là, souvent, que pour quelques mois, mais ils reviennent « souvent ». Pour ma part, avec 2 ou 3 autres, peut-être, je suis l’exception qui ne rentre pas dans une catégorie à risques.
A ce critère, il faut rajouter celui de l’origine culturelle : 90 % d’origine étrangère, si ce n’est plus (beaucoup en 2ème génération), les 3/4 du Magreb, mais aussi des russes, colombiens, roumains, gitans, turcs, tchèques, etc…
A cela, se rajoute le critère d’âge, la moitié a moins de 35 ans, les plus vieux (plus de 50 ans) sont très souvent, a priori, qualifiés de « pointeurs », même si ce n’est pas le cas : à toi d’imposer la vérité et la différence….
Il y a aussi les clans et, en particulier, celui des « stupéfiants » qui fait bloc et méprise les autres. Le mépris se manifeste physiquement et, ainsi, s’il est « coutume » de se serrer la main pour se dire bonjour ou lorsque l’on arrive dans un groupe (activité ou bibliothèque ou autre), beaucoup refusent de serrer la main aux pointeurs.
Une des premières préoccupations, lors de l’arrivée d’un nouveau, est de savoir « pourquoi » il est là, et les journaux sont souvent là pour relater le fait divers, ou, c’est l’interrogation directe : dissimuler ou transformer la vérité est très mal « appréciée » lorsque la vérité se sait.
Par obligation, je dirais que, « les pointeurs » sont particulièrement « protégés » par l’administration, et ce, non sans raison, car ils sont très souvent « agressés » verbalement et souvent « physiquement » (surtout s’ils ont exercé leur perversion (maladie) sur des mineurs).
Ainsi, la promenade dite « auxi » (entre midi) est également « réservée » aux pointeurs qui ont eu des problèmes d’agressions.
La violence se manifeste le plus souvent pour des motifs très « futiles » et de façon « imprévisible ». Elle se manifeste par une empoignade, voire quelques coups « réels » et blessant qui nécessitent le passage à l’infirmerie. Et ce, aussi bien, en cellule, avec un co-détenu, que dans les couloirs, aux douches, en promenade ou en sport.
Il est vrai que sur demande, il est relativement facile de changer de cellule si on trouve un autre co-détenu qui accepte (il faut une double demande), mais cela ne résout pas tout…
Toute violence physique (entre détenus et/ou avec un surveillant) ou verbale (vis-à-vis d’un surveillant) fait l’objet d’un « rapport » qui est suivi d’un passage au « prétoire » (sorte de tribunal interne) qui se solde par un non-lieu, une peine de quelques jours (maxi 45) de mitard (cachot) avec sursis ou ferme et parfois une suite « judiciaire », s’il y a plainte.
En règle générale, les deux protagonistes sont sanctionnés, si le responsable (l’origine) du conflit n’est pas « clairement » reconnu.
Le passage au prétoire est souvent redouté car, très souvent, suivi de mitard et en pratique d’une prolongation de la durée de la peine (par la suppression des remises de peines), ce qui fait, qu’en pratique, et c’est cela qui me semble pernicieux, en cas de conflit « devant témoins », rares sont les interventions et remises au calme (par un tiers), car on craint toujours de se voir pris dans la bagarre et, au final, se retrouver en la place « principale »… le conflit ayant changé d’intervenants…
Tout cela n’est pas simple… mais en fait… même si j’ai eu connaissance de quelques mauvais coups (nez cassé, chute dans les escaliers, etc…), on ne peut pas dire que la violence soit omniprésente, au moins ici, ailleurs, je ne sais… mais le sentiment général fait que l’on est souvent sur la défensive et que les sujets « chauds » de discussions sont « évités » et, en fait, la plaisanterie n’a pas souvent cours… car cela peut être mal interprété et devenir source de conflit… aussi l’ambiance franche de « camaraderie » ne peut avoir lieu qu’entre un noyau au demeurant « restreint » et sans témoin, car une mauvaise interprétation est toujours à craindre… et la déformation (le colportage) de ce que l’on a dit… se produit très (trop) vite…
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Rajout :
Ouah, là, tu catalogues bien les mecs. Il est vrai qu’il y a de tout, et qu’il faut faire avec.
Moi, je dirai qu’en prison, même si on est 600, on ne vit qu’avec ses potes, une dizaine sur son étage, quelques autres que tu croises au sport, à l’école ou en promenade.
Chacun vit de son côté, sans trop se préoccuper des autres raclots. Tout cela est mieux si tu ne veux pas d’embrouille.
Mais, bon, des confits, il y en a, et la castagne n’est pas absente, il faut toujours être sur ses gardes et fermer sa gueule.
Comme tu dis, le mieux est de s’occuper de son cul et d’éviter certains. Les problèmes arrivent toujours par les mêmes. C’est eux qui font la merde et tout le monde paie… Ca, c’est pas juste, et j’aimais pas.
De Alex, le 10 février 2007
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Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
……..
Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
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