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17/09/2008

SDF... et en prison

Quelques cas personnalisés qui, souvent, pourraient être généralisés…

SDF

Je ne connais pas son nom, je lui ai parlé qu’une fois, mais il m’a tellement impressionné que je ne peux me dispenser de vous parler de lui.

En fait, c’est lui qui m’a abordé, alors que j’étais encore écrivain, et je pense que c’est pour cela qu’il voulait me parler de lui…
Nous étions en mai, il me semble.
Il était auxi aux services généraux et assurait l’entretien du grand hall que l’on appelle « La Rue ». Moi, j’attendais, je ne sais plus quoi ou qui, et j’ai du lui demander, en guise de bonjour : « Ca va ». Et il m’a répondu : « Non ». – « Ah bon, qu’est ce qui ne va pas ? »

Et il commença à me raconter ses malheurs – son histoire :

. Je viens de m’engueuler avec mon travailleur social. Elle veut que je fasse une carte d’identité, car je vais sortir.
. Eh bien, pourquoi cela te pose problème ?
. Moi, je suis SDF.
. Ce n’est pas grave, il y a des centres qui te donnent leur adresse et qui reçoivent ton courrier.
. Oui, je sais, mais moi, je suis SDF, et je ne veux pas avoir d’adresse, un temps, je suis dans une ville, après, je suis ailleurs.
. Mais une carte d’identité, tu as besoin d’en avoir une pour faire la demande de RMI ou d’un logement.
. Mais je ne veux pas de leur RMI, et pour le logement, je me débrouille toujours. De toutes façons, je reviendrai avant l’hiver.
. Ah bon !
. Oui, j’ai ma tactique. Je t’explique. Quand je suis dans une ville, je repère les magasins qui ont une vitrine pas terrible, je vais voir le proprio, et je lui dis, tu me donnes 1.000 balles et je te casse ta vitrine. Tu touches l’assurance et t’as une vitrine neuve. Et ça marche presque à tous les coups. Je fais quelques vitrines, comme cela, je me fais du blé, si je ne fais prendre, eh bien, j’attrape quelques mois de tôle que je ne fais pas, je change de ville, je refais mon truc… ainsi de suite jusqu’au moment où le juge me fait tomber, et je fais toutes mes petites peines.
. Tu es là depuis longtemps ?
. Non, depuis 13 mois. Tu vois, avec mon système, pas besoin de travailler, pas besoin de RMI, je suis dehors 1 ou 2 ans, puis je passe en tôle 12 à 15 mois. J’ai déjà fait cela trois fois et cela me convient bien.

Je ne me souviens plus ce que je lui ai répondu, mais j’étais stupéfait de voir un tel déterminisme dans cet homme à l’air bourru de 45 ans, peut-être, qui avait décidé de faire sa vie comme cela.
Une fois de plus, on peut constater que le prison n’est pas pour ce type de personnage, le lieu idéal… c’est un refuge… une étape.

A Metz, j’ai connu aussi un gars du voyage qui ne savait ni lire, ni écrire, je l’ai donc suppléé dans ces tâches…
Il avait 35 ans, il avait déjà fait, par petits bouts, 17 ans de prison. Ses motifs d’incarcération, toujours la même chose : défaut de permis de conduire, pas d’assurance, par de feux arrière, des petits larcins, tous les flics (ou presque) le connaissaient, parfois, il passait à travers, en montrant le permis de son frère. En fait, je pense qu’il n’a jamais passé le permis, qu’il n’a jamais travaillé (la création du RMI a été un don du ciel, pour lui), il n’était pas marié, il vivait dans une caravane qui se trouvait sur un terrain…
En fait, il avait une famille, il écrivait à sa mère, presque chaque semaine, toujours la même chose, sa mère ne lui répondait jamais, mais lui envoyait des mandats, ils avaient deux sœurs, deux beaux-frères, « bien comme il faut et travailleurs », (comme il me disait), des neveux et nièces qu’il adorait… bref, il aurait pu être heureux. Il avait aussi au moins un frère qui était plus jeune que lui, qui avait connu la prison, et qui avait obtenu le permis de visite. Le compagnon de sa mère n’était pas son père…
Au total, il avait quand j’ai quitté Metz, au moins 4 ans à faire, et tout cela, arrivé, par petits bouts… chaque deux mois, il me disait, j’ai encore signé 6 mois, 8 mois, etc… Bref, il est rentré pour 6 ou 8 mois, et il en était à 4 ans…

Je trouvais bien généreuse sa mère qui lui envoyait 200€/chaque mois, et je trouvais un peu sec ses demandes. C’est alors qu’il me répondit : Mais, c’est mon argent, je touche le RMI, et je lui laisse la moitié… !

Je vous fais une parenthèse :
En fait, j’écrivais ce qu’il me dictait, car même s’il ne savait pas lire… je me suis rendu compte que, parfois, il se faisait relire mes écrits par un autre détenu. Je me souviens quand même, une fois, je n’ai pas retranscrit ce qu’il me dictait. Il voulait que j’écrive à sa mère : « J’en ai marre, rien ne va, je vais me suicider… » que j’avais traduit par : « Cela ne va pas, je déprime un peu ». Le lendemain ou surlendemain, le surveillant de son étage que je connaissais bien, à force d’être là… pour ce gars, m’a interpellé : « Christian m’a dit que vous aviez écrit à sa mère qu’il voulait se suicider. Vous ne l’avez pas fait ? » - Je l’ai rassuré… ce dont, d’ailleurs, il ne doutait pas… j’avais aucune raison d’inquiéter cette femme pour un coup d’humeur de son fils « indigne »… qui n’aurait pas le courage de passer à l’acte… croyez-moi… cela se sent… - fin de la parenthèse.

C’était un délit de plus, et qui durait depuis… ?... mois. En effet, quand vous êtes en prison, les prestations (RMI, ASSEDIC) sont suspendues… mais encore faut-il le dire… aux organismes concernés… A mon avis, le jour où la CAF va s’en apercevoir… je ne voudrais pas être à sa place… mais cela n’avait pas l’air de l’inquiéter…
Au demeurant, il vivait heureux, en reclus, car en fait, il craignait pour sa sécurité, il avait ici et dehors, fait tant de carottes à droite et à gauche que tout le monde voulait lui faire sa fête… et le faire payer ses dettes… à leur égard… ou, pour lui moins, lui donner des coups…
Son obsession (ses craintes) étaient telles qu’il a même refusé que son frère vienne le voir au parloir, de crainte d’y rencontrer un détenu qui lui en aurait voulu…

Pour moi, il fait partie des « irrécupérables »… mais je ne suis pas sûr que la prison soit la situation la mieux adaptée à ses travers et délits… !

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
……..
Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…
……
Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à Ligue des Droits de l’Homme (LDH 57), 3 rue Gambetta à 57000 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).

15/09/2008

Alain... en prison - 4 -

Quelques cas personnalisés qui, souvent, pourraient être généralisés…

Alain – 4 -

De la pâtisserie à la mécanique
(rectifié en raison de la vérité vraie)
. Qu’est-ce que cela veut dire « de la pâtisserie à la mécanique » ?
. Eh mec, je t’explique, mais pour te faire comprendre mon présent et mon futur, il faut que je te parle de mon passé.
. Si tu veux.
. Bon, voilà, je suis le second d’une famille de 5 enfants, je devrais dire 6, car ma sœur a une petite fille. Ma mère a eu deux mecs, mais depuis 8 ans, elle n’a plus de « mari ».
. Sacrée famille…
. Ouais, je pense que ma mère ne connaissait pas la pilule et que ses mecs n’étaient pas pour le préservatif… des cons, quoi…
. Alors, de deux pères, tu n’en as plus un.
. Ben, oui, et dès que j’ai grandi, je me suis rendu compte qu’avec les allocs et quelques ménages, ma mère, elle ne s’en sortait pas… et parfois, en rentrant du collège… il n’y avait plus d’électricité… à la maison.
. C’était la galère.
. Oui, mais laisse-moi t’expliquer, vieux ! Ce n’est que le début ! Depuis que je suis tout petit, j’aime avoir le nez dans un moteur et je dois avouer que je suis un bon « guérisseur »… Je me faisais un peu de blé, comme cela, en bricolant…
Et, avec des potes, on a imaginé des casses. Des petits casses, je piquais une bagnole, la conduisais (depuis 12 ans, je conduis des bagnoles), je restais au volant, eux, ils faisaient le casse, et on partageait. Pas grand chose, chaque fois, 500 balles chacun, mais ça me permettait de payer une ou deux factures, à la maison.
. Bref, tu étais le chef de famille, celui qui amenait du pognon à la maison.
. Oui, par obligation, mais ma mère n’arrivait pas à s’en tirer et j’étais, à 17 ans, le seul « homme » de la maison et il fallait que j’assure pour les petits…
. Et puis…
. Ben, cela m’a amené à Metz-Queuleu, quartier des mineurs pour 6 mois, avec les grâces, 4,5 mois après, j’étais dehors.
Entre temps, ma mère avait compris que si je revenais à Uckange, ça recommencerait, alors, elle est venue s’installer en Meuse.
La galère a repris, je me partageais entre le lycée (par obligation), ma famille, de nouveaux potes, la mécanique et les meufs. Quoi ! La vie…
. Et les conneries, les casses ont repris ?
. Oui, et un jour, après avoir piqué une Audi, on a croisé les flics et j’avais bien vu qu’ils nous avaient reconnus… Je voulais tout arrêter, les autres « non…» j’ai cédé… et quand les flics ont retrouvé la bagnole brûlée dans un petit chemin de la forêt… ils ont débarqué chez moi, chez nous, à 25 (ou presque)… Garde à vue… Jugement… Arrivée à Charles III (prison de Nancy) pour 30 mois…
. C’est pas rien… !
. Ça, c’est sûr, surtout que depuis, j’ai eu encore deux petites affaires, mais, là, « ils » (la Justice) nous avaient mis le paquet, parce qu’ils nous savaient responsables (même sans preuve) d’autres casses…
. Ben, tu es un vrai voyou…
. En arrivant à Charles III, j’ai déprimé… je me suis rendu compte que cela ne pouvait pas durer, que j’étais en train de foutre ma vie en l’air, de plus, j’avais une régulière, et vraiment, être là m’a mis les boules. Et je me suis dit que j’étais peut-être là, mais que c’était la dernière fois.
. Mais tu es toujours là, et à Saint Mihiel, pour encore quelques temps.
. Oui, mais, à Charles III, j’ai pris de bonnes résolutions et j’ai fait une formation pour passer le CAP de Mécanicien Réparateur d’Automobiles (M.R.A.), ma passion.
. C’est bien cela…
. Oui, mais, j’ai été transféré ici, et ici, il n’y a pas de formation dans la mécanique…
. Alors ?
. Et bien, après quatre mois, à ne rien faire si ce n’est m’emmerder et écouter de la musique et à faire de la muscu, j’ai pu commencer une formation de pâtissier…
. Ce n’est pas de la mécanique… ?
. Oui, mais on ne m’a pas proposé mieux, et puis, on m’a dit qu’un CAP est un CAP et que c’est un début et que si j’ai mon CAP de pâtissier, après, je pourrai passer un CAP de M.R.A. et que je serai dispensé de certaines épreuves. Alors, au lieu de glander à rien faire, je me suis lancé dans la pâtisserie… et cela me plait…(1)
. Passer du cambouis à la farine, c’est quand même pas banal…
. Il n’y a pas de sot métier ! Et puis, la théorie est la même, et, j’en avais besoin, le français, les verbes, les accords, tout cela, ce n’était pas ma tasse de thé. Là on reprend tout à zéro ou presque, on est peu nombreux (15, souvent moins), j’ai souvent envie de tout envoyer balader, mais je m’accroche…
. Çà, c’est pour le présent, et pour le futur, avec tes 21 ans sonnés…
. Le futur est le futur, et je ne veux pas le rater. Ma mère et ma meuf me font confiance et je ne veux pas les décevoir… Et avec ma copine, je voudrai bien fonder une « vraie » famille et avoir un ou deux gamins…
. Alors… ?
. Alors…, j’ai un plan. Je passe et je réussis mon CAP, je passe le Code de la route, ici, afin qu’à ma sortie, je puisse passer, rapido, le permis de conduire, j’ai, déjà, fait la formation AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours).
. OK, mais ce n’est pas pour demain… ?
. Oui et non, en fait, j’ai déjà entrepris des démarches et j’ai le ferme espoir, si le JAP (Juge d’Application des Peines) est cool et me fait confiance, d’obtenir une « libération conditionnelle » en août ou septembre prochain, afin que je puisse commencer, dans de bonnes conditions, un contrat de qualif. de deux ans et passer le CAP de M.R.A…. J’ai demandé et obtenu une perm « employeur » et j’ai trouvé un patron qui est d’accord de me prendre. (2)
. Et…
. Ben, avec un CAP de M.R.A., je suis sorti d’affaire, dans cette branche, il y a du boulot et je te l’ai dit : J’ai un « don »… De plus, les petits étant plus grands, le dernier à 9 ans, pour ma mère, c’est plus facile, en plus des allocs, souvent elle travaille, et, elle s’en tire, c’est juste, mais cela va…
. Tu retourneras en Meuse ?
. Non, on a décidé de déménager, de nouveau, question de ne pas être « connu » et ce sera plus facile, pour moi, de ne pas retomber dans les conneries. Et puis, ce sera plus près de mon boulot…, on retournerait à Moyeuvre.
. Je trouve que c’est un bon programme, pourvu que le JAP te suive… cela te permettrait de repartir sur de bonnes bases. Et ici, cela se passe bien… ?
. Oui, on peut dire comme cela, ma vie est cool, j’ai la formation, je fais pas mal de sport, mais là, parfois, c’est galère, il n’y a pas assez de places…, j’ai la musique, j’aime bien le Rap. J’ai, chaque semaine, un ou deux parloirs, ma mère vient avec les petits, ma meuf vient aussi, je lui téléphone et écris, au moins, une fois par semaine, je cuisine un peu, j’ai de bons potes, c’est cool… Il ne me reste qu’à rester concentré sur mes projets et à les mettre en pratique…(3)
. C’est tout ce que je te souhaite, Bon courage, Alain…
(1) : En fait, il a été « renvoyé » (en même temps que deux autres stagiaires) de la formation à 2 mois de l’examen (qu’il aurait eu), sous prétexte d’un retard de 15 minutes. Et, pour une fois, ce retard n’aurait pas dû leur être imputé… Mais la machine à briser a bien fonctionnée…
(2) : « Perm refusée », et la municipalité de Moyeuvre réserve sa décision pour le contrat de qualif, et lui propose un CES à l’atelier (mécanique-autos) de la commune. Mais elle souhaite (veut) le rencontrer avant, ce qui me semble « normal »…
(3) : Le dernier paragraphe ne reflète pas sa vie familiale actuelle. Faute d’argent, sa mère ne peut venir, au mieux qu’une fois par mois (après la réception des allocations familiales), pour le téléphone, c’est au compte-goutte, sur des portables (souvent, après m’avoir « taxé » des unités…), mais il est réglo… il me dit 15 unités et n’en utilise que 17… !

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…
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Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.
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12/09/2008

Alain... en prison - 3 -

Quelques cas personnalisés qui, souvent, pourraient être généralisés…

Alain – 3 –

Pour vous faire comprendre notre jeu-complicité. Alors que j’étais en train de rédiger (en plusieurs fois) ce texte sur lui, pour la nième fois, il m’a réclamé : « Je voudrais que tu me dises ce que tu penses de moi »… Je répondais toujours… « plus tard », mais, faisant une pierre deux coups, je vous soumets, ci-dessus, ce que je lui ai dit (notes en mains)…


Aspect extérieur :
. Bonne éducation, propre, soigneux
. Démarche correcte, allure sportive
. Quelque peu narcissique, aime son corps, son aspect extérieur
Caractère :
. Généreux, honnête avec ceux qu’ils respectent
. Confiant en lui-même
. Pas toujours maître de ses réactions
. Subit l’influence des autres – pas un meneur, mais pas le dernier à participer
. Courageux, téméraire (ne craint rien), même les coups et les ennuis lorsqu’il se croit dans son bon droit
. Parfois, difficulté de se contrôler (il m’a fait rectifier : « sait se contrôler, prendre sur lui »)
Psychologie
. Fidèle à ses amis – compagnons
. Rancunier, il ne faut pas lui marcher sur les pieds (il m’a fait barrer « rancunier »)
. Très bon fond, a besoin de se sentir en confiance pour réussir,
. Très volontaire, mais il faut d’abord qu’il le veule
. Sait user de son charme, pour obtenir ce qu’il veut (il prétend que « non »)
Vie personnelle – sentimentale
. Perpétuel amoureux
. Je le sens fidèle
. Tient des propos sur les femmes qu’il ne croit pas et qu’il ne mettrait pas en pratique
. Quelque peu vantard
. En amour, il doit être doux, à la différence de ce qu’il affiche (dit)
. Aime sa famille et veut la protéger
. Attitude équivoque vis à vis de ses origines
. Fier de son père naturel (se sent marocain alors qu’il n’en possède que la couleur (et encore)
. Rapport difficile avec les autres hommes de la famille qui l’ont trahi (beau-père, beau-frère)
. Il lui a manqué un vrai père, ce qui a été à l’origine de sa délinquance
. Enfance, jeunesse difficile
(à l’heure actuelle, il n’a pas conscience de son problème avec les adultes « mâles » qui l’ont entouré)
Regrets, Souhaits
. Ne sait pas trop bien choisir ses partenaires
. Peut se laisser influencer / entraîner, quitte à regretter après, mais trop tard
. Doit être déçu de lui-même
. Peut mieux faire
. Peut repartir sur de bonnes bases, s’il sait s’entourer de bons partenaires, s’il sait refuser des alliances douteuses, s’il sait faire un trait sur son passé
Pour l’avenir
. Je suis assez confiant, car je sais que quand il veut, il peut, mais encore faut-il vouloir
. Cependant, je sais qu’il aura besoin d’une aide extérieure
. Il a un projet professionnel réalisable qui correspond à ses capacités et aspirations
. Pour y parvenir, il doit passer par la formation initiale professionnelle (CAP de MRA). L’idéal aurait été dans le cadre d’un contrat de qualification « encadré » par un milieu socio-éducatif. (Je viens d’apprendre que le JAP n’était pas pour « favoriser » cette sortie…, à partir de quels éléments… mystère… !!!)
. Si cet encadrement « scolaire et éducatif » ne peut avoir lieu, ce sera, pour lui, un nouveau défi
. Sa volonté affichée est de ne pas retomber dans la délinquance (bas de gamme), ce qui ne veut pas dire qu’il serait parfait (irréprochable) (cela l’a fait sourire)
. Cependant, c’est possible, s’il trouve un équilibre matériel avec un métier qui lui plait
. Comme il est évident qu’il ne souhaite pas reproduire ce qu’il a subi dans son cadre familial, comme il manifeste une réelle fibre paternelle, s’il trouve une femme, assez aimante, mais aussi assez responsable et adulte pour l’aider à se reconstituer socialement et familialement, ce devrait lui convenir. « Une » pantin ne peut lui être d’aucune utilité. Elle doit être un partenaire capable de lui tenir tête, s’il a tort ou s’il risque de déraper. (Il semblait d’accord, avec cette analyse).
. Avec lui, le chantage affectif peut « marcher »…
. En quelques mots, il me semble tout à fait (malgré son passé chargé) récupérable, mais pour cela, tout dépendra de son entourage, de ceux qu’il saura se choisir, pour l’aider et progresser avec lui.
. Au départ, il devra lutter contre la facilité (qu’il a connue), contre son goût du risque délictuel, contre son désir d’être le meilleur, tout de suite, à n’importe quel prix, contre les tentations qui lui seront proposées… !
Nota : encore aujourd’hui, il m’arrive de l’appeler « mon voyou »… chaque fois, il me corrige : pas « voyou »… « rebelle »… !
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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)
Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).
Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…
……..
Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…
A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.
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